L’insidieuse nuit

L’insidieuse nuit m’a grisé trop longtemps !
                    Pensif à ma fenêtre,
Ô suave matin, je veille et je t’attends ;
                    Hâte-toi de paraître.
Viens ! au dedans de moi s’épandra ta clarté
                    En élément tranquille :
Ainsi l’eau te reçoit, ainsi l’obscurité
                    Des feuilles te distille.
Ô jour, ô frais rayons, immobilisez-vous,
                    Mirés dans mes yeux sombres,
Maintenant que mon cœur à chacun de ses coups
                    Se rapproche des ombres.

Jean Moréas
(1856-1910)
Les Stances
Livre VI Stance 8

Publié par Damien Fontvieille

Issu d’une formation en art appliqué à l’ébénisterie, complétée par un apprentissage en facture d’orgues où j'ai acquis un savoir faire technique en restauration et en construction d’instrument. Fort de cette expérience je m’oriente vers une formation de maquettiste-infographiste pour m’ouvrir par la suite vers le design global.

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