Rondel sur ses mains

Oh ! baiser ses petites mains, Ses mains douces, pâles et fines D’un nid délicat de malines Sortant un peu leurs poignets fins. En d’exquis et frêles dessins Courent leurs veines azurines. Oh! baiser ses petites mains, Ses mains douces, pâles et fines. Elles damneraient bien des Saints, Et même bien des mysogines, Avec leursLire la suite « Rondel sur ses mains »

Poème à mon frère blanc

Cher frère blanc, Quand je suis né, j’étais noir, Quand j’ai grandi, j’étais noir, Quand je suis au soleil, je suis noir, Quand je suis malade, je suis noir, Quand je mourrai, je serai noir. Tandis que toi, homme blanc, Quand tu es né, tu étais rose, Quand tu as grandi, tu étais blanc, QuandLire la suite « Poème à mon frère blanc »

Couvre-feu

Que voulez-vous la porte était gardée Que voulez-vous nous étions enfermés Que voulez-vous la rue était barrée Que voulez-vous la ville était matée Que voulez-vous elle était affamée Que voulez-vous nous étions désarmés Que voulez-vous la nuit était tombée Que voulez-vous nous nous sommes aimés Paul Eluard (1895-1952) Poésie et Vérité 1942

Fiancailles…(il l’appelait…ma chatte)

O ma chère petite chatte Je suis ton gentil petit chat Qui te caresse avec la patte Un gant de velours, n’est ce pas ?.. Ton gai minois et ton nez rose Oui…me plaisent infiniment Il n’est au monde aucune chose Qui soit plus belle assurément. Frotte toi contre ma pelisse Ah !.. ta pelisse contre moiLire la suite « Fiancailles…(il l’appelait…ma chatte) »

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer