Le pont

Chaque jour, à chaque heure, à chaque instant
nous marchons au long d'un pont suspendu ;
un pas de travers, et voici fini
notre rêve errant.
Tomber dans le vide, choir vers l'avant
et revoir ainsi ce qu'on a vécu
en humant la corolle de l'oubli
est le résumé du dernier instant.
Le temps ronge le pont
invisible, forgé par l'esprit
et dans le destin de chaque homme inscrit.
O chute sans fond et vers l'infini 
cliché du néant
où l'éternité se trouve enfermée !

Mystères naturels (1972)

Jorge Carrera Andrade (1903-1978)

Publié par Damien Fontvieille

Issu d’une formation en art appliqué à l’ébénisterie, complétée par un apprentissage en facture d’orgues où j'ai acquis un savoir faire technique en restauration et en construction d’instrument. Fort de cette expérience je m’oriente vers une formation de maquettiste-infographiste pour m’ouvrir par la suite vers le design global.

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